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	<title>Citoyens Archives - Les Chroniques de Nebomore</title>
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	<description>Unis face au Nord - Ensemble dans la Mort</description>
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		<title>La Mort en Ebène</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mestre Effulgens]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2020 16:43:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ebène]]></category>
		<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Ebène, la mort occupe une place prépondérante dans la société. Si l’Empire n’est pas le seul à accorder de l’importance à ses rites et ses défunts, son approche n’en reste pas moins particulière. Sans être glorifiée ni tabou, elle fait partie intégrante de la vie quotidienne. De fait, Dracaelys dicte en majeure partie le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">En Ebène, la mort occupe une place prépondérante dans la <b>société</b>. Si l’Empire n’est pas le seul à accorder de l’importance à ses rites et ses <b>défunts</b>, son approche n’en reste pas moins particulière. Sans être glorifiée ni tabou, elle fait partie intégrante de la vie quotidienne. De fait, <a href="http://lcnjdr.fr/dracaelys/">Dracaelys</a> dicte en majeure partie le soin accordé aux morts et à leurs funérailles. Mais le brassage culturel entre les races et les lois impériales influe aussi beaucoup sur la vision de la mort. Au final, nombreux sont ceux arpentant leur existence en ayant la <b>métempsychose </b>en pensée, persuadés que leur mort ne sera qu’une étape du voyage de leur âme.</p>
<p><span id="more-4672"></span></p>
<hr />
<h2 style="text-align: justify">Rites funéraires et mort selon les religions</h2>
<p style="text-align: justify">Parmi les préceptes les plus largement acceptés, la <b>crémation </b>des défunts est devenue quasi obligatoire. Morts humains, nains ou monstres et restes animaux sont systématiquement brûlés. On trouve pour cela des dalles au cœur des cités en guise de crématoriums. Ce sont des grandes pierres plates taillées pour accueillir un ou plusieurs corps et être entourées de fagots de bois. C’est le rôle d’un <b>prêtre </b>d’officier au bûcher, à l’aide d’une <b>flamme sacrée</b>. Dans certains cas, un officiel de l’Empire pour servir de suppléant mais les chevaliers sont souvent préférés. Ces cérémonies sont donc publiques, mais les familles et amis proches sont souvent les seuls à assister aux funérailles. Les cendres sont ensuite dispersées. À noter ici que les Elfes choisissent d’avoir leurs corps enterrés pour ainsi retourner à la <b>nature</b>. Souvent au pied d’un arbre ou d’une jeune pousse. Chez les autres races, seuls les chevaliers et empereurs sont également enterrés. Ils le sont en armure pour des raisons <b>eschatologiques</b>. Même si selon la tradition de Dracaelys, l&rsquo;esprit à la mort d’une personne se dissout. On parle ici de la dissociation du corps, périssable, et de l’âme, qui sera jugée et se réincarnera. Selon le Rituel maintenant, ses adeptes sont invités à mettre un terme à leur vie une fois leur but accompli. De fait, d’aucuns sont capables de repousser leur trépas tant que ce n’est pas le cas. Le suicide n’est cependant pas courant en Ebène. Il peut servir à laver son honneur, surtout chez les Elfes et les guerriers, mais s’apparente à fuir ses devoirs envers l’Empire. La mort est considérée dans tous les cas comme une épreuve que chacun doit affronter seul. L’âme étant soumise à jugement, il faudra donc que tous puissent répondre de leurs actes. Il faut ajouter ici qu’en cas de crime, la mort sert d’expiation et qu’un cessez-le-feu social est admis par la suite. Dans le cas d’un criminel ayant été pendu sur décision impériale, les membres de sa famille ne seront pas constamment exposés à ses défauts. Sa mémoire sera honorée comme n’importe quel autre citoyen. C’est d’ailleurs pour cela que l’ostracisation sera considérée comme avilissant et plus punitive que la peine de mort.</p>
<hr />
<p style="text-align: center">“<i>Te voilà aux portes de ta prochaine vie. Il te reste trois jours pour dire adieu à ce corps, et ainsi clore une étape de ton chemin en ce monde. Puisse ce feu purifier ton âme et les dieux te juger. Que ton souvenir soit celui d’un être vertueux. Que ces flammes chassent les démons. Que nos trois piliers soient les tiens à jamais.</i>”</p>
<p style="text-align: right">Prière aux morts de Dracaelys.</p>
<hr />
<h2 style="text-align: justify">La mort dans la société</h2>
<p style="text-align: justify">Au delà de l’aspect religieux, la mort a également un aspect social. Si les anniversaires ne sont pas des événements festifs, c’est en revanche le cas de la mort d’un membre de la <b>famille</b>. À cette occasion, les proches se rassemblent et célèbrent ensemble la vie qui continue et la mémoire de leur <b>défunt</b>. C’est d’ailleurs le cas dans chacune des couches de la société. La différence résidera dans le degré d’intimité des membres présents lors de la <b>cérémonie</b>. Dans la Bourgeoisie et la Noblesse, il y aura globalement plus de voisins et connaissances. Ces derniers venant par obligation sociale plus que par amitié. Les célébrations publiques en elles-mêmes sont assez rares. Elles sont réservées pour les personnages qui resteront gravés dans la <b>mémoire collective</b>. C’est le cas de certains empereurs, même si le phénomène en Ebène est loin de valoir le culte des saints pratiqué dans l’[Empire Austral]. Ainsi, pour les citoyens, seuls quelques noms seront retenus dans la <b>mémoire générationnelle</b> et se remplaceront les uns les autres au fil du temps. Il y aura ici une grande différence selon les races. Les humains ayant une <b>espérance de vie</b> ne dépassant que rarement les 60 ans, la mémoire se renouvellera bien plus rapidement. Les nains atteignant aisément les 80 ans, quand leur milieu social le permet, ils retiendront plus de proches. C’est d’ailleurs cohérent avec leur notion de famille étendue à leur groupe social, tels que les clans. Chez les Elfes pouvant devenir centenaires, parfois plus, ils retiendront certains noms sur plusieurs générations. Ils accordent une grande importance au respect des <b>traditions </b>et des choses du passé et cela se retrouve dans leurs cérémonies. Certains lieux d’inhumation, certains <b>cimetières</b>, arborent ainsi des pierres tombales et leur mémoire perdure de la sorte. D’ailleurs, l’un des soldats ayant sacrifié sa vie aux côtés des Elfes durant la Grande Guerre s’est vu enterré en territoire elfique. Ce fut le premier et sa tombe est devenue un symbole. Chaque empereur y vient au moins une fois y déposer une gerbe de fleurs, même si son nom s’est perdu depuis bien longtemps.</p>
<hr />
<p style="text-align: center">“<i>La première chose qu’on apprend au début de son service ? Que personne n’est un héros ! Mourir hors des lignes est inutile, même dans un élan de bravoure. Un soldat doit servir à maintenir le front en se battant avec ses pairs, côte à côte. Un soldat seul, même capable d’exploits légendaires, est tout simplement inutile.</i>”</p>
<p style="text-align: right">Officier impérial</p>
<hr />
<h2 style="text-align: justify">Noblesse et noms illustres</h2>
<p style="text-align: justify">Dans la Noblesse, la mort joue un rôle tout particulier. C’est un événement qui marque une passation de pouvoir entre deux <b>générations</b>. Du moins pour les morts naturelles. De fait, il y a ici quelques particularités <b>nobiliaires</b>. Les familles ayant des blasons, ils passent ainsi à la nouvelle génération. C’est souvent l’occasion d’y apporter une modification même si la pratique n’est pas obligatoire. Certains y apportant une touche personnelle pour se démarquer, d’autres choisissant de porter leur héritage sans y toucher. Le <b>blason </b>va ainsi avec un nom à porter qui sera parfois lourd de sens et s’accompagnant de responsabilités. Souvent considérés dans les cités où ils s’établissent, les défunts de noble extraction laissent un impact fort dans l’inconscient collectif. De même que les artisans de grande renommée ou des hommes et femmes particulièrement appréciés. Dans ces cas, leur progéniture a un certain devoir de mémoire. Dans la Noblesse, cela passe par un semblant de culte, allant avec un sens du <b>respect filial</b>. La bourgeoisie comme souvent choisira de copier cela en exagérant certains traits. C’est ainsi le cas dans certaines familles d&rsquo;artisans vénérant presque le fondateur de la famille et exigeant beaucoup de ses héritiers, surtout dans <a href="http://lcnjdr.fr/commerce/les-guildes/">les guildes</a>. Comme pour les Nobles, on retrouve beaucoup de <b>portraits</b>, quelques statues et surtout une utilisation de certains noms comme argument commercial.</p>
<hr />
<h2 style="text-align: justify">La mort dans la loi</h2>
<p style="text-align: justify">La mort au sens légal du terme donne lieu à plusieurs taxes et dispositions spéciales. Il y a la <b>mainmorte</b>, une prise directe de part sur l’héritage par l’Empire. C’est le rôle des <b>questeurs </b>le plus souvent de faire appliquer cette règle. Selon les duchés ou les villages, la part retenue est plus ou moins importante. À noter que cette part peut aussi dépendre des relations des Bourgeois et Nobles concernés. Dans le cadre de <b>dettes</b>, elle ne suit pas forcément les règles de filiation classiques. Chez nombre de paysans et artisans, l’usage d’un bien emprunté peut généralement vous conduire à régler les dettes du <b>propriétaire </b>défunt. Ces questions se règlent devant la cour de justice, représentée par un Noble. Il est important de noter que l’Empire prend le gros des obsèques en charge, chacun ayant le droit de passer dans sa prochaine vie dans des conditions correctes. Pour beaucoup, la mort d’un proche est souvent l’occasion d’effectuer un don en son nom à une œuvre quelconque. Cela varie selon chaque classe, mais nombre de familles réunissent une petite somme à destination de l’Eglise. C’est considéré comme le dernier acte de bonté du défunt à porter à son crédit.</p>
<hr />
<h2 style="text-align: justify">Mort et maladies incurables</h2>
<p style="text-align: justify">La <b>solidarité </b>étant au centre de la notion de société impériale, il est de coutume de soigner et accompagner les personnes en difficulté. C’est un devoir religieux autant qu’une <b>obligation sociale</b>. D’ailleurs, certains citoyens peuvent choisir de passer leur service militaire non pas à manier les armes mais à soigner les <b>indigents</b>. Ce n’est cependant qu’une aide, le système étant loin d’être parfait. La qualité des soins est aléatoire et les opérations lourdes souvent impossibles. Les <b>mages </b>capables de soins, les prêtres experts en chirurgie et autres spécialistes sont relativement chers et de fait leurs services sont réservés le plus souvent à une certaine élite. Ainsi, le soin aux indigents passe souvent par des soins palliatifs. Effectuer son service dans un <b>hôpital </b>ou une léproserie marque bien plus les consciences que les manœuvres et le drill militaire. Ce dispositif cache une terrible réalité. Les grandes épidémies sont assez fréquentes dans l’Empire et chez ses voisins. L’amélioration des voies commerciales et le peuplement des cités facilitent ainsi leur propagation. C’est le cas des <a href="http://lcnjdr.fr/trois-grands-fleaux-magiques/">trois fléaux magiques</a> qui peuvent décimer des régions. La seule solution trouvée à ce jour reste la <b>quarantaine</b>, des hôpitaux, des quartiers voire des cités entières. Dans ces périodes, la mort devient omniprésente et les crémations quotidiennes. Des mesures exceptionnelles peuvent même être prises dans ces cas là. Les corps sont brûlés en groupe ou même enterrés en marge de la cité quand la situation devient désespérée. Comme pour de nombreux malheurs, les citoyens de l’Empire savent s’y adapter et vivre avec, en attendant des temps plus cléments.</p>
<hr />
<p style="text-align: center">“<i>Les quarantaines sont hélas le moment de toutes les injustices. Les quartiers riches se retrouvent bouclés et disposent des meilleurs soins. Les quartiers pauvres sont laissés à eux-mêmes et les campagnes sont carrément abandonnées à leur sort sans aucune chance d’aide.</i>”</p>
<p style="text-align: right">Sire Caragan, Chevalier de Dracaelys</p>
<hr />
<h2 style="text-align: justify">HRP, la mort des joueurs</h2>
<p style="text-align: justify">En ce qui concerne les joueurs et joueuses, la mort est là aussi <b>omniprésente </b>même si le traitement <b>inconscient </b>est différent. De fait, les joueurs tuent régulièrement sans réellement s’en soucier. Brigands, “méchants”, ou monstres voire innocents, leur mort n’a le plus souvent aucun impact. De fait, c’est dans le cadre d’un jeu et non d’un débat éthique. Pourtant son <b>traitement sociétal</b> est important dans Nebomore. Ainsi, les joueurs gagnent à penser la mort différemment de leurs habitudes. Pour renforcer l’immersion mais aussi pour sentir le poids de l’univers et de ses règles. Par exemple, l’<b>obligation sociale</b> de brûler les corps après un combat, contre des brigands mais aussi contre des monstres peut apporter à l’ambiance. De même que l’interdit éthique de piller les cadavres, surtout pour certaines classes. Enfin, le respect tacite des morts est lui aussi à prendre en compte. Pas de vengeance par-delà la mort, en général, ni de rancœur envers les familles. Dans tous les cas, cela s’explique par le poids des religions sur les gens. Tous doivent veiller à ne pas se laisser <b>corrompre </b>pour que leur âme ne se retrouve pas entre les griffes des démons. Enfin, si ces questions sont importantes pour les personnages, elles doivent être amenées avec subtilité pour les joueurs. Il faut ici parler de contrat social, explicite ou non, voir d’utilisation d’une X-Card. Globalement, cela ne doit ni choquer ni prendre par surprise des joueurs. Par respect mais aussi tout simplement pour ne pas briser l’immersion et veiller à ce que chacun s’amuse.</p>
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		<title>Foires et joutes</title>
		<link>https://lcnjdr.fr/foires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mestre Effulgens]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 12:21:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ebène]]></category>
		<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyens]]></category>
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		<category><![CDATA[Ville]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de diverses célébrations, impériales et religieuses, les citoyens de tout l’Empire apprécient de se réunir et de faire la fête tous ensemble. C’est la raison d’être de ces grandes foires. Du moins ça et aussi générer des profits monstrueux pour tous les commerçants présents sur place. Foires et joutes attirent marchands, visiteurs et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">À l’occasion de diverses <b>célébrations</b>, impériales et religieuses, les citoyens de tout l’Empire apprécient de se réunir et de faire la fête tous ensemble. C’est la raison d’être de ces grandes foires. Du moins ça et aussi générer des <b>profits </b>monstrueux pour tous les <a href="http://lcnjdr.fr/commerce/">commerçants</a> présents sur place. Foires et joutes attirent marchands, visiteurs et voyageurs de tout l’Empire. Parfois même au-delà. C’est une occasion unique pour tous d’acheter des produits venus du monde entier, d&rsquo;assister à diverses <b>représentations </b>et même d’y prendre part. Si ces festivités ne gomment pas la <a href="http://lcnjdr.fr/histoire-2/hierarchie-sociale/">hiérarchie impériale</a>, elles en atténuent tout de même les séparations. Le temps d’une journée, toutes les <b>classes sociales</b> se côtoient et parfois des amitiés se nouent. Des inimitiés aussi, car ces foires sont parfois témoins de drames qui finissent sur les sables de l’arène.</p>
<p><span id="more-4639"></span></p>
<hr />
<div id="attachment_4638" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://lcnjdr.fr//wp-content/uploads/sites/12096/2020/02/Illu-arc.jpg"><img aria-describedby="caption-attachment-4638" decoding="async" class="size-full wp-image-4638" src="http://lcnjdr.fr//wp-content/uploads/sites/12096/2020/02/Illu-arc.jpg" alt="" width="600" height="150" srcset="https://lcnjdr.fr//wp-content/uploads/sites/12096/2020/02/Illu-arc.jpg 600w, https://lcnjdr.fr//wp-content/uploads/sites/12096/2020/02/Illu-arc-300x75.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-4638" class="wp-caption-text">Les foires sont l&rsquo;occasion pour toutes les classes sociales de se fréquenter.</p></div>
<hr />
<h2 style="text-align: justify">Les foires marchandes</h2>
<p style="text-align: justify">Dans l’Empire, seules les <b>cités </b>bénéficient du droit de foire. Villages et hameaux alentours peuvent y envoyer des marchands mais ne pourront organiser leur propre festival. Il existe évidement l’une ou l’autre exception et cela s’explique par l’implication des <b>guildes </b>dans le processus. Si en théorie il revient au <b>préfet </b>de chaque cité de veiller à l’organisation des foires c’est en réalité les guildes les plus influentes de la région qui font le gros du travail. Ce sont elles qui réunissent la majeure partie des marchands venus tenir étal à cette occasion. Tissant leur influence dans tout l’Empire, il est extrêmement difficile pour un <b>marchand indépendant</b> de venir s’y faire une place sans relations locales. Ce n’est pas le cas pour tous les corps de métier cependant. Un commerçant venu de loin ou proposant des denrées rares ne sera pas éconduit. Ainsi, camelots et autre petits revendeurs peuvent tenter leur chance. En ultime recours, le dernier mot revient tout de même au préfet et à ses agents. Ces derniers se retrouvent aux portes de la cité ou aux quelques bureaux de change installés pour l’occasion. Si la <b>monnaie impériale</b> est la seule usitée dans ces foires, il serait inconvenant de laisser les étrangers sans possibilité d’achats.</p>
<hr />
<h2 style="text-align: justify">Les revenus des cités</h2>
<p style="text-align: justify">Ainsi, la tenue d’une foire marchande est extrêmement lucrative. Plusieurs <b>taxes </b>y sont prélevées et tombent toutes dans l’escarcelle impériale. La plus importante reste la <b>tonlieu</b>, cette taxe de passage des marchandises qui s’étend pour l’occasion aux produits exposés en étal. C’est aussi dans certains cas le <b>droit d’entrée</b> dans la cité qui peut donner lieu à un taxe. Mais dans la plupart des cas elle est exceptionnellement suspendue pour ne pas dissuader certains de s’y rendre. C’est à chaque préfet de décider ce qui est le mieux pour sa cité, pour son duché. Évidemment les guildes locales ont aussi leur mot à dire. Il n’est pas rare que certains dons au trésor de la ville puisse dissuader les autorités de recourir à ces taxes. À noter ici que les camelots et autres saltimbanques échappent à ces taxes, ce qui explique que beaucoup les voient d’un mauvais œil. En effet, il sont payés en dehors des étals banalisés et l’or passe de main en main sans jamais être déclaré.</p>
<hr />
<h2 style="text-align: justify">Les pièces de théâtre</h2>
<p style="text-align: justify">Pour le peuple, ces foires sont aussi une occasion particulière de se <b>divertir</b>, tout en se cultivant mais aussi en apprenant d’une manière détournée les informations du moment. Si le crieur public fait correctement son travail, charge ne lui incombe pas systématiquement de mettre en forme ses cris, ni de les chanter. Ainsi, <b>bardes</b>, trobaritzs et autres bonimenteurs pullulent pour venir capter l’attention des badauds. Il est d’usage de leur jeter quelques pièces, surtout s’ils sont parvenus à vous faire rire. De plus, de plus grandes représentations sont parfois organisées. Sans êtres des pièces telles qu’on les retrouve dans les théâtres de <a href="http://lcnjdr.fr/sifalle/">Sifalle</a>, il s’agit plutôt de <b>farces </b>menées par de petites troupes. Ce ne sont d’ailleurs pas des troupes fixes et elles s’assemblent souvent sur le moment. Les textes et thématiques de ces farces sont connues de toutes et tous, ce qui rend possible cette quasi improvisation.</p>
<hr />
<p style="text-align: center"><i>« Les travaux de Siegfried Père du Peuple pour les Foires de notre glorieux Empire ont permis au cours des dernières décennies d&rsquo;améliorer nos relations commerciales et diplomatiques avec nos voisins. Et il apparaît certain que nos connexions marchandes retrouvées avec l&rsquo;Empire du Nord ne pourraient exister sans ces Édits et accords. »</i></p>
<p style="text-align: right">Fernand Mordrel, Garde des Foires du Duché d&rsquo;Osteria</p>
<hr />
<h2 style="text-align: justify">Les joutes et la noblesse</h2>
<p style="text-align: justify">Les événements attirant le plus les foules sont sans conteste les <b>joutes à cheval</b>. Loin devant les combats à pied, elles seules peuvent enflammer véritablement le cœur des gens. Il s’agit de duels entre nobles, se chargeant à cheval une <b>lance couchée</b> et coincée sous l’aisselle. Ce n’est cependant pas un combat à mort. Le but ici est de briser sa lance sur l’armure, le bouclier, de son adversaire. Ainsi, les lances se croisent et les nobles ont leur main d’arme du côté extérieur de la lice. Cette pratique de la lance couchée est pratiquée dans l’armée par les <b>guerriers du crépuscule</b> et parfois par quelques chevaliers de cour. C’est un art réservé aux seuls nobles de l’Empire. Cela s’explique de façon officielle mais aussi tout simplement par le prix rédhibitoire de l’équipement utilisé. Ce sont des <b>armures de tournoi</b>, spécialement renforcées et richement décorées. Dans les faits, elles sont proprement inutilisables à la guerre, car tout simplement trop lourdes. De plus, leur heaume particulier ne permet qu’un faible champ de vision. Dans le cas de certaines joutes, le but est de briser sa lance mais un système de notation peut aussi exister. Quand certains hauts gradés militaires sont présents, ils peuvent servir de juge. Ainsi, briser sa lance attribue des points, de même que désarçonner son adversaire. <b>Déheaumer </b>l’autre est considéré comme un exploit, car particulièrement difficile, de fait c’est le meilleur moyen de gagner l’approbation de tous. La noblesse, en plus de la joute, pratique ce qu’on appelle les <b>4 pointes</b>. Il s’agit d’une addition de la joute, des duels à pieds, des combats à la hache de guerre ainsi que des combats à la dague. Ces deux derniers sont cependant assez peu pratiqués et souvent ouverts à la plèbe. Selon les régions, la bourgeoisie peut avoir elle aussi accès à quelques tournois, surtout à l’épée ou à la dague. Mais la lance leur reste résolument interdite.</p>
<hr />
<h2 style="text-align: justify">Élévation sociale et tir à l’arc</h2>
<p style="text-align: justify">Quand les tournois sont ouverts à tous, c’est l’occasion pour un simple <b>paysan </b>de devenir un véritable héros. Si les légendes rapportent des faits d’armes d’humbles citoyens revêtant une armure d’emprunt pour affronter des nobles sur la lice, c’est dans la réalité plus que rare. Par contre, c’est tout à fait possible dans les duels à pied. On ne compte plus les <b>bretteurs </b>entrés au service d’un noble ou d’un bourgeois après une passe d’arme réussie. C’est aussi pour l’armée un bon moyen de recruter des maîtres d’armes pour entraîner leurs <b>recrues</b>, ou simplement pour les marchands d’engager leur escorte sur le chemin du retour. Mais si chaque foire organise sa joute pour satisfaire la soif d’action de tous, elle ne serait complète sans les traditionnels tournois d’<b>archerie</b>. Cet événement reste incontournable, tant pour distribuer des prix aux plus habiles citoyens que pour les former au tir à l’arc. Ainsi, ce genre de tournois est régulièrement organisé et la participation de tous est encouragée. Dans certaines grandes cités, ils se font même quartier par quartier.</p>
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